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PROGRAMME AVRIL-JUIN : Laurence Paoli, Philippe Jaenada, Leïla Slimani, Gilbert Sinoué

 

Café littéraire : Philippe Jaenada                          Billetterie en ligne

LE PRINTEMPS DES MONSTRES

Jeudi 19 mai à 20h30 à l’Esplanade du lac

PHILIPPE JAENADA OU L’AMOUR DES ARCHIVES JUDICIAIRES

Philippe Jaenada est un écrivain français. Sa première nouvelle est publiée en 1990 dans L’Autre Journal. Ses sept premiers romans sont d’inspiration autobiographique. Il y raconte les péripéties d’un Parisien toujours muni de son sac matelot et habitué des bars de quartier dans un déluge de phrases, de parenthèses, de digressions, avec un esprit d’une vivacité peu commune qui ne cesse de jouer à saute-mouton. Il se tourne ensuite vers le fait divers dans ses ouvrages suivants : Bruno Sulak (Sulak), Pauline Dubuisson (La Petite femelle) et Georges Arnaud (La Serpe, inspiré du triple assassinat du château d’Escoire). Il entreprend pour ces trois ouvrages un important travail de recherches archivistiques. Ces ouvrages lui ont valu de recevoir divers prix littéraires, notamment le prix Femina en 2017 pour La Serpe.
Son dernier ouvrage « Le printemps des monstres » relate l’affaire Lucien Léger. Le 27 mai 1964, le corps d’un jeune garçon Luc Taron, âgé de onze ans, est découvert dans un bois de banlieue. L’affaire fait grand bruit d’autan qu’un corbeau qui se dit l’assassin et se fait appeler « l’Étrangleur » inonde les médias, les institutions et les parents de la victime de lettres odieuses où il donne des détails troublants sur la mort de l’enfant. Le 4 juillet, il est arrêté. C’est un jeune infirmier, Lucien Léger. Il avoue puis se rétracte un an plus tard. En 1966, il est condamné à la prison à per-pétuité. Il restera incarcéré quarante et un ans, sans jamais cesser de clamer son innocence.Avec son style inimitable, Philippe Jaenada reprend minutieusement les éléments du dossier. Il révèle que dans cette sordide affaire, par intérêt, lâcheté, indifférence ou pure bêtise, presque tout le monde a failli, ou menti. À travers ce fait divers extraordinaire, il fait le portrait de la société française des années 60, ravagée par la deuxième guerre mondiale mais renaissante et, légère seulement en apparence, printemps trompeur de celle qui deviendra la nôtre.

Tarifs: 8€ pour les adhérents et membres de la Médiathèque Correspondances  / 10€ pour les non-membres 

Billets à l’entrée ou en ligne

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LEÏLA SLIMANI RENCONTRE GILBERT SINOUE

Lundi 27 juin à 20h30 au Cinéma-Théâtre André Dussolier de Divonne

LE MAROC RÉUNIT LEÏLA SLIMANI ET GILBERT SINOUÉ

Leila Slimani est une journaliste et écrivaine franco-marocaine. Elle publie son premier roman « Dans le jardin de l’ogre » en 2014, puis « Chanson douce » prix Goncourt en 2016. Dans ses deux derniers romans « Le Pays des autres » et « Regardez-nous danser », elle retrace l’histoire de la famille Belhaj, inspirée de la vie de ses ancêtres, dans le Maroc des années 1944 à 1972. Ses personnages incarnent toutes les contradictions qui agitent le Maroc, de la période colonialiste à l’indépendance, déchiré entre archaïsme, tentation de modernité occidentale, conservatisme et autoritarisme du pouvoir royal. Gilbert Sinoué, né au Caire en Egypte, est un romancier, mais également scénariste et dialoguiste. Il est l’auteur de plus de quarante ouvrages dont de nombreux succès tels que « Avicenne », « Le Livre du Saphir », « L’enfant de Bruges », « Des jours et des nuits », « Les Silences de Dieu »,« Inch’Allah » ou encore « Averroès ». A travers ses deux derniers romans « L’île du Couchant » et « Le bec du canard », Gilbert Sinoué, avec son merveilleux talent de conteur et son sens du détail, retrace l’histoire mouvementée du Maroc, de 1672 jusqu’à l’instauration du protectorat en 1912. Une fabuleuse épopée.

Tarifs: 8€ pour les adhérents et membres de la Médiathèque Correspondances  / 10€ pour les non-membres